
En vue de la future orientation stratégique et dans le but de réduire le comité de douze à dix personnes pour l’exercice 2026/27, le comité de la Fédération suisse du voyage (FSV) a décidé de procéder à divers ajustements dans la structure de ses domaines d’activité. Lesdits ajustements devront aussi tenir compte de deux départs annoncés officiellement: tant David Léchot qu’Olivier Emch ne se présenteront pas pour un nouveau mandat.
Élu à l’AG de Montreux en 2008 puis réélu en 2023 à Parme après une parenthèse de trois ans, le premier nommé a annoncé en novembre dernier qu’il renoncera à son siège au comité au terme du présent exercice. Olivier Emch en a fait de même ce printemps dans le cadre de l’assemblée du Groupement des agences de voyages de Genève: il quittera le comité à El Gouna après avoir été élu en 2017 lors de l’AG à Tel-Aviv.
Sans candidature valable, le comité de la FSV ne comptera donc plus que deux représentants romands: le vice-président Stéphane Jayet, en fonction depuis l’AG de Malaga en 2011, et Sonja Laborde, élue à Séville il y a quatre ans et brillamment réélue l’an passé à Strasbourg. Lorsqu’on aura précisé que Stéphane Jayet a déjà annoncé au comité qu’il n’acceptera qu’un ultime mandat de trois ans en cas de réélection cette année en Égypte, on comprendra que le temps presse pour la Suisse romande.
Cette dernière devra toutefois souquer ferme pour convaincre la FSV que les quatre sièges qu’elle revendique sont légitimes. Vertement décriée à Strasbourg, la participation famélique lors de la dernière AG (11 Romands!) ne parle pas forcément en faveur du maintien des quatre sièges francophones…
Si les Romands doivent se réveiller pour trouver deux candidats de qualité, prêts à s’investir dans l’associatif au niveau national, les papables ne sont pas légion. En procédant par élimination, on constate que le potentiel de trois groupements sur cinq est quasi inexistant. Soit en raison de la faible densité du réseau d’indépendants, soit parce que certains professionnels ayant le profil sont engagés dans d’autres associations, coopératives ou conseils de fondation de l’industrie des voyages.
Ne restent que le canton de Vaud et Genève. Le premier devrait être à même de trouver une voire deux personnes susceptibles de prendre le relais au comité de la FSV. Par exemple Valbone Hoxha, qui participe assidûment aux AG annuelles et présente l’avantage de maîtriser la langue de Goethe. On pourrait également citer Vincent Beaud et Stéphanie Degallier, quand bien même rien n’indique que l’un des deux soit prêt à se lancer dans l’aventure.
Genève, on ose l’espérer, devrait aussi être en mesure de trouver un successeur à son représentant sortant, le but consistant à maintenir au comité national un professionnel orienté Corporate. Mais qui connaît les immenses difficultés qu’éprouvent les Genevois à s’investir dans d’autres domaines, la formation par exemple, doutera aussi de la volonté de s’impliquer dans le comité de la FSV. Seule finalement l’AVP serait en mesure de débloquer la situation.
Il est minuit moins cinq pour trouver deux perles rares. Pour y parvenir, les Romands de la FSV doivent faire fi de la dynamique cantonale d’antan. Il convient au contraire de persuader de vrais professionnels de poursuivre le travail accompli par tous les prédécesseurs, ceux qui tirent aujourd’hui leur révérence comme les plus anciens, qui n’auront jamais ménagé leurs efforts pour défendre la spécificité romande et faire entendre la voix de toute une région. Peu nombreux certes, ces professionnels existent.
Dominique Sudan








