
Face à l’épidémie actuelle d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, l’expert en alerte précoce A3M fait le point sur la situation.
Ebola est une maladie virale grave et souvent mortelle. La transmission se fait principalement par contact direct avec le sang ou d’autres liquides corporels de personnes infectées. Le contact avec des personnes décédées, des objets contaminés ou des animaux infectés peut également présenter un risque. Ebola se distingue ainsi nettement des maladies qui se propagent facilement par voie aérienne.
L’attention se porte sur la variante «Bundibugyo» du virus. Les régions les plus touchées sont celles de l’est de la République démocratique du Congo ainsi que l’Ouganda. Il est particulièrement important de bien situer géographiquement la situation: une épidémie dans une région spécifique d’Afrique ne signifie pas un risque accru pour l’ensemble du continent.
«L’épidémie actuelle d’Ebola n’est pas une raison de paniquer pour les voyageurs, mais un signe clair qu’il faut considérer la situation sanitaire de manière nuancée lors de séjours à l’étranger», commente Marian Nothing, analyste en sécurité des voyages chez A3M. «En effet, cela fait une différence considérable pour l’évaluation que l’on se trouve dans une région concrètement touchée ou que l’on voyage à plusieurs milliers de kilomètres de là.» Une vision globale d’un pays ne suffit donc pas.
Situation actuelle: aucun risque pour les pays suivants
À l’heure actuelle, les foyers épidémiques se concentrent principalement en République démocratique du Congo et en Ouganda. Les voyages touristiques classiques en dehors des zones touchées ne présentent en revanche aucun risque.
Pour l’Afrique du Sud, la Namibie, le Botswana, le Maroc, l’Égypte, le Kenya, la Tanzanie ou Zanzibar, l’épidémie ne présente donc actuellement aucun danger général. Les voyageurs doivent néanmoins suivre de près l’évolution de la situation, car la mobilité transfrontalière, les liaisons de transit et d’éventuels cas isolés peuvent modifier la situation à court terme.
Les séjours dans les régions où des cas ont été confirmés, dans les zones frontalières à forte mobilité ainsi que dans les régions où les soins de santé, la recherche des contacts et le contrôle des autorités sont limités sont particulièrement concernés.
Un risque accru peut exister notamment lors de missions humanitaires, de séjours professionnels dans le secteur de la santé, de séjours prolongés dans des régions rurales ou de voyages dans des zones de conflit. Séjour dans les zones à risque et symptômes.
La situation dans certaines parties de l’est du Congo complique la maîtrise de l’épidémie. Les conflits armés, les mouvements de population, l’accès limité aux soins de santé et une forte mobilité transfrontalière peuvent rendre les chaînes de transmission plus difficiles à retracer.
Vigilance face aux symptômes
Pour les voyageurs, cela signifie que toute personne prévoyant de se rendre dans les régions touchées ou s’y trouvant doit éviter strictement tout contact avec des personnes malades, les établissements de santé ne disposant pas des mesures de protection adéquates, les rituels funéraires impliquant un contact physique ainsi que les animaux sauvages.
Les premiers symptômes du virus comprennent généralement une fièvre soudaine, une grande fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires. Au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, des vomissements, de la diarrhée ainsi que des hémorragies internes et externes peuvent s’ajouter. Toute personne ayant séjourné dans une région touchée et développant des symptômes correspondants dans les trois semaines suivant son retour doit immédiatement consulter un médecin et indiquer clairement son lieu de séjour antérieur. (TI)








