Genève Aéroport poursuit sa lutte contre les nuisances sonores

Nouveau dossier soumis à l’OFAC à la fin du mois de juin.
©Genève Aéroport

Genève Aéroport poursuit ses travaux en vue de stabiliser, puis de réduire les nuisances sonores provenant de son activité. Après l’adoption de la fiche PSIA (Plan sectoriel d’infrastructure aéroportuaire) par le Conseil fédéral en novembre 2018 et la signature en mai 2019 de la Convention d’objectifs avec le canton de Genève, l’aéroport a soumis, fin juin, un dossier à l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) en vue d’initier la procédure qui aboutira à la fixation d’un nouveau bruit autorisé («bruit admissible» selon l’ordonnance sur la protection contre le bruit), indique un communiqué diffusé aujourd’hui.

Consultation publique en septembre

Cette nouvelle étape importante permet à Genève Aéroport d’avancer dans la mise en oeuvre de mesures concrètes. Le dossier, composé d’une vingtaine de pièces, constitue les propositions d’actions de Genève Aéroport pour mettre en oeuvre la stabilisation, puis la réduction du bruit. Ces mesures ont été préparées en concertation avec la Confédération et le canton pendant plus d’une année de travaux. L’OFAC procède actuellement à la validation de ce dossier afin de pouvoir lancer la consultation publique, prévue pour le mois de septembre.

L’aéroport propose notamment un système innovant de mesures dont le but est de limiter le nombre de décollages en retard entre 22h et minuit, de manière à réduire l’impact sonore pendant ces heures sensibles de la nuit, comme demandé par les riverains et la population. Une nouvelle politique tarifaire favorisera les avions les moins bruyants. L’aéroport demande également à son régulateur l’autorisation de construire une nouvelle sortie rapide de la piste et des modifications du règlement d’exploitation afin de mettre en oeuvre des mesures opérationnelles nécessaires au respect du cadre PSIA.

Courbes de bruit 2018

Par ailleurs, les éléments chiffrés mesurant le bruit émis par les mouvements d’avion en 2018 ont été publiés. Ces données, représentées sous forme de « courbes de bruit », montrent une évolution favorable du bruit par rapport à l’année précédente. En effet, l’exposition de la population et la surface des courbes ont diminué en 2018 par rapport à 2017. La surface des zones exposées au bruit a diminué de 2,1 km2. Le calcul est réalisé par le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA) sur la base de statistiques de trafic validées par l’OFAC. (TI)