
Cathay Pacific a déjà recours à des opérations de couverture sur le carburant afin d’amortir les fluctuations des prix du carburant. En 2026, cette couverture ne couvrira toutefois qu’environ 30% de la composante pétrole brut du kérosène; la composante raffinage, qui devient elle aussi plus chère, n’est pas concernée.
Le supplément carburant sera donc utilisé comme un mécanisme supplémentaire pour amortir une partie des coûts supplémentaires liés au carburant. Résultat: les prix augmenteront ainsi de l’équivalent de 40 francs supplémentaires par vol (long-courriers) ou de 10 francs (court-courriers).
Selon les dernières données de l’Association internationale du transport aérien (IATA), le prix moyen mondial du kérosène a atteint 197 dollars le baril au cours de la semaine se terminant le 20 mars 2026, contre 157,41 dollars la semaine précédant le 6 mars 2026 et de 95,95 dollars la semaine précédant le 20 février 2026.
La référence n’est pas le Brent, mais le Jet CIF
Pour les compagnies aériennes, il convient de préciser la référence n’est pas le Brent mais le Jet CIF (cost, insurance, freight), soit le kérosène raffiné incluant l’assurance et le transport jusqu’au point de livraison.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le Jet CIF augmente beaucoup plus rapidement et fortement que le Brent. Avant la crise, le Jet CIF était à 750 dollars la tonne. Deux semaines après, le prix de la tonne grimpait à 1689 dollars. Il est donc illusoire de penser que les compagnies ne répercuteront pas une telle hausse sur un poste qui représente environ 25 à 28% des coûts d’exploitation.
En 2025, le carburant représentait même 30% des coûts d’exploitation totaux de Cathay Pacific et revêt une importance cruciale pour son fonctionnement. Si la hausse des coûts du carburant ne peut être amortie, Cathay Pacific ne sera pas en mesure de maintenir le bon fonctionnement de son réseau de lignes.
Afin de pouvoir réagir avec plus de souplesse à la volatilité des prix du kérosène, Cathay Pacific réexaminera et ajustera la surcharge carburant toutes les deux semaines. Cette fréquence de révision accrue est conçue comme une mesure temporaire et sera réévaluée dès que la situation au Moyen-Orient se sera stabilisée. (DS)
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