
Le GAVG a pris de la hauteur cette année lors de son AG qui s’est déroulée au 8e étage de la FER en raison des travaux de rénovation du bâtiment de la rue de Saint-Jean. Et ce au sens propre comme au figuré si l’on fait référence au contexte beaucoup plus tendu de l’année passée, marquée par la malheureuse «affaire Fert».
D’un point de vue purement formel, les différents points figurant à l’ordre du jour de cette 88e AG n’ont guère soulevé de discussions et ont tous été acceptés par la bonne quarantaine de membres présents.
Dans son message, le président Olivier Emch a tenu à rappeler toute l’importance des professionnels dans un environnement en constante évolution: «Notre métier reste plus que jamais essentiel. Les voyageurs, qu’ils soient d’affaires ou de loisirs, ont besoin de repères, de conseils fiables et d’un accompagnement personnalisé. C’est précisément là que réside notre valeur ajoutée. Notre expertise, notre disponibilité et notre capacité à simplifier la vie de nos clients font toute la différence. Dans un monde où tout semble accessible en ligne, notre rôle humain, notre sens du service et notre professionnalisme restent irremplaçables», a martelé Olivier Emch.
«Service, qualité, proximité et solution font partie de notre ADN et les clients en bénéficient. Alors ne bradons pas nos services et remercions sincèrement nos collaborateurs pour leur dévouement et patience tout au long de l’année.»
Finances reconstruites en un an
En termes de trésorerie, le GAVG retrouve le sourire. De 3084,66 francs au 31 décembre 2024, les comptes ont clôturé à 168’616,79 francs à la fin de l’année passée, comme l’a indiqué le responsable des finances Guillaume Winterstein. Certes, les charges d’exploitation (contribution juridique et fiduciaire) sont en hausse, mais pour une bonne cause: suite aux problèmes rencontrés avec son ancien trésorier, le GAVG avait décidé de professionnaliser le contrôle du volet financier et mandaté dans ce but la fiduciaire Revidor.
Fonds de garantie et TPA
Membre du conseil de fondation du Fonds de garantie, lequel a dégagé un résultat record en 2025, Claude Luterbacher a profité de ces assises annuelles pour survoler les principaux développements qui se sont concrétisés ces derniers mois, notamment l’importante fusion stratégique avec TPA. Ce dossier, pris à bras le corps par le conseil de fondation et ses deux membres de Suisse romande, Claude Luterbacher et Rolf Weber, aura un impact majeur pour les agences concernées qui rejoignent ainsi un fonds pérenne, précisément le Fonds de garantie.
La relève, serpent de mer au bout du lac
Comme l’a rappelé Olivier Emch en ouverture des débats, le GAVG ne doit pas oublier l’importance de la relève: former des apprentis, transmettre son savoir-faire et partager sa passion sont des investissements essentiels pour l’avenir de la profession. Un message ressassé chaque année par la responsable de la formation Sophie Felber mais qui, avouons-le, peine à passer dans le milieu des agences genevoises.
Pour la prochaine volée 2026/29, on compte actuellement 11 contrats d’apprentissage en Suisse romande, mais seulement un à Genève. Les Genevois sont pourtant gâtés dans ce domaine puisqu’une prime de 2500 francs est accordée aux agences formatrices, celles situées sur le territoire de la Ville de Genève touchant même 3000 francs d’allocations supplémentaires.
Céline Lacroix au comité
La composition du comité du GAVG subit cette année un changement. Patrice Oppliger a décidé en effet de ne pas repartir pour un tour. Sa succession est d’ores et déjà réglée: Céline Lacroix, responsable de Kuoni Rive, a été élue au comité et aidera ce dernier à dynamiser son site Internet et sa communication sur les réseaux sociaux.
Olivier Emch quittera le comité de la FSV
Après 9 ans de bons et loyaux services, Olivier Emch a décidé de pas se représenter au comité de la Fédération suisse du voyage (FSV) lors de la prochaine AG à El Gouna.
«Afin de maintenir une représentation active et engagée de notre région, il est particulièrement important pour nous de conserver un siège genevois au sein du comité. Tel est aussi l’avis partagé par Martin Wittwer, président la FSV. Nous encourageons donc vivement les membres basés à Genève ou attachés à cette région, à envisager une candidature au comité de la FSV», a lancé le président du GAVG. Idéalement, Genève devrait y être représenté par un professionnel issu du segment Corporate, à l’image d’Olivier Emch.
Réintroduction des jetons de présence
Compte tenu du temps consacré par ses membres et des responsabilités assumées, le comité à proposer à l’AG de réintroduire les jetons de présence afin de reconnaitre cet engagement de manière modérée et encadrée. Le montant oscillera entre 200 francs et un maximum de 1000 francs.
L’AG 2026 a enfin accepté l’investissement de 19’800 francs dans la refonte du site Internet, l’idée consistant à migrer vers une plate-forme plus intuitive et à soigner l’approche sur les réseaux sociaux. La base du nouveau site, comme l’actuel du reste, sera la même pour les cinq groupements cantonaux romands. Ces derniers pourraient être invités à contribuer au financement de la nouvelle plate-forme.
Jean-François de Saussure en hôte d’honneur

Fidèle à une tradition bien établie, un invité honore de sa présence l’AG du groupement genevois. Cette année, le Directeur général de Genève Aéroport, Jean-François de Saussure, a rappelé aux membres les défis qu’entend relever le porte-avions de Cointrin face à une infrastructure vieillissante, notamment le projet Cap 2030 qui fera, à terme, entrer le terminal principal dans une nouvelle ère.
Des défis qui portent aussi les relations de bon voisinage avec les organisations environnementales et les riverains, lesquelles ne doivent pas freiner le développement qualitatif de l’offre aérienne, par exemple dans le long-courrier.
Et Jean-François de Saussure de citer les discussions menées de longue date avec le groupe Latam pour un vol vers l’Amérique du Sud, et l’arrivée de Singapore Airlines qui pourrait se concrétiser l’an prochain. (DS)








