
Le Japon introduit une nouvelle mesure de lutte visant à mieux encadrer l’essor touristique que connaît la destination, indique L’Echo touristique. En effet, le pays vient de tripler la shukkoku-zei (taxe de départ).
Celle-ci sera désormais facturée 3000 yens (environ 16 euros) à tous les passagers âgés de 2 ans et plus. Son montant est directement intégré au prix du billet d’avion ou de bateau. Quelques exemptions subsistent. Les enfants de moins de deux ans et les passagers en transit pour moins de 24 heures.
L’Agence nationale des impôts japonaise (NTA) prévoit d’encaisser environ 130 milliards de yens (703 millions d’euros) de recettes avec cette hausse en 2026, contre 52,5 milliards (284 millions d’euros) en 2024. Ces fonds seront affectés au financement de mesures de régulation des flux touristiques et à la valorisation de destinations situées en dehors des grands pôles touristiques, poursuit le portail français.
D’autres mesures fiscales, à l’échelle nationale ou locale, ont ainsi été mises en application ces derniers mois. Depuis le 1ᵉʳ mars, Kyoto applique par exempleune nouvelle taxe de séjour allant de 200 yens par nuit pour les hébergements les moins chers jusqu’à 10’000 yens par nuit pour les établissements de luxe facturant plus de 100’000 yens la nuitée. Un mois plus tard, Hokkaido avait instauré une redevance de 100 à 500 yens par nuit selon le tarif de l’hébergement. Okinawa introduira à son tour une taxe forfaitaire par nuit et par personne en 2027.
Des frais de visa plus élevés concernent aussi d’importants marchés émetteurs comme la Chine, l’Inde et le Vietnam. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de surtourisme, amplifié par la faiblesse persistante du yen. Des sites comme le mont Fuji, le quartier de Gion à Kyoto ou certains arrondissements de Tokyo ont subi des phénomènes de saturation, de dégradations et de tensions avec les habitants. (TI)








