Les Suisses voyagent plus que jamais. Mais comment?

Allianz Partners se penche dans son étude l’influence d’événements exogènes, les dépenses et le comportement en matière de réservation.
©TUI Suisse
  • Les Suisses voyagent plus souvent, plus longtemps et dépensent davantage que les autres Européens – tout en étant de plus en plus attentifs aux coûts.
  • La situation géopolitique influence les flux touristiques – scepticisme croissant envers les USA et le Proche -Orient.
  • Les plates-formes en ligne dominent en matière de réservation. L’été reste la saison de voyage la plus prisée – les seniors se tournent délibérément vers l’automne.
  • Les assurances voyage sont majoritairement souscrites au moment de la réservation du voyage.

Les Suisses ne voyagent pas seulement avec plaisir, mais aussi fréquemment – et bien plus souvent que leurs voisins européens. Pas moins de 84% ont prévu des vacances d’été, et pour les voyages à l’étranger, la Suisse se situe à 61%, soit près du double de la moyenne européenne.

L’envie de voyager n’a cessé de croître au cours des trois dernières années, écrit Allianz: la population multiplie aussi bien les courts séjours que les voyages plus longs, et ceux qui réservent via des tour -opérateurs ou des agences de voyages voyagent encore plus souvent que la moyenne.

En matière de transport, un changement remarquable se dessine: en 2026, la voiture et l’avion sont pour la première fois à égalité – environ la moitié des voyageurs opte pour l’un de ces deux moyens de transport. Dans les airs, une tendance nette se dégage en faveur d’un confort supérieur: la demande en classe Premium Economy dépasse largement l’offre disponible des compagnies aériennes.

Et bien que les Suisses dépensent plus du double de la moyenne européenne pour leurs vacances d’été, la conscience des coûts augmente simultanément. La majorité tente de réduire les dépenses par voyage, beaucoup diminuent les dépenses non essentielles pour pouvoir continuer à se permettre de voyager – et environ un tiers surveille davantage son budget au vu de la situation mondiale actuelle. Le message est clair: on voyage dans tous les cas, mais avec un œil plus attentif sur le portemonnaie.

La situation géopolitique influence les flux touristiques

Le monde est en mouvement, et les voyageurs suisses le ressentent également dans le choix de leurs destinations de vacances. Les tensions géopolitiques laissent des traces profondes dans la planification des voyages: les USA ont perdu de leur attrait – 65% des personnes interrogées ne prévoient pour l’instant aucun voyage outre-Atlantique, et 7% ont même annulé un voyage déjà planifié aux USA.

Le Proche -Orient s’éloigne lui aussi pour beaucoup: plus de la moitié des Suisses évite la région, en particulier les familles – le besoin de sécurité prime clairement. 12% des familles sollicitent davantage les conseils d’experts en voyages pour mieux s’orienter dans un contexte mondial en mutation.

Même les voyages en Asie ne sont pas épargnés: un tiers des voyageurs évite une escale dans la région du Golfe, tandis qu’un autre tiers opte tout simplement pour la diversité de l’Europe plutôt que pour les destinations lointaines. Ainsi, le continent européen reste la valeur refuge – même si les destinations exotiques figurent toujours sur la liste des souhaits pour l’avenir.

Les TOs et agences de voyages gagnent en importance comme canal de conseil

L’inspiration pour le prochain voyage commence souvent dans le cercle le plus proche: les recommandations de la famille et des amis constituent le principal déclencheur.

Mais le numérique est désormais au même niveau – les plates-formes de voyage en ligne et la recherche classique sur le web font tout autant partie de la recherche d’idées que les échanges sur les réseaux sociaux. Les canaux traditionnels via les tour -opérateurs et les agences de voyages restent également présents, puisqu’environ une personne sur quatre y puise son inspiration.

Lorsqu’il s’agit de la réservation concrète, la domination des plates-formes en ligne est particulièrement marquée – plus d’une réservation sur deux passe par elles. Parallèlement, les réservations sont souvent effectuées directement auprès des différents prestataires, tels que les hôtels, les compagnies aériennes ou les agences de location de voitures, et les voyagistes ainsi que les agences de voyage jouent également un rôle considérable.

En moyenne, les voyageurs commencent leur planification deux à trois mois avant le départ – et c’est là que cela devient intéressant: car le moment où l’on voyage dépend fortement de qui voyage. L’été reste incontestablement la saison de voyage la plus prisée – surtout pour les familles avec enfants, dont environ 68% font leurs valises pendant les mois d’été, au rythme des vacances scolaires.

La génération plus âgée, en revanche, évite délibérément l’agitation estivale – seuls 27% voyagent en été – et découvre l’automne comme sa saison de voyage préférée, attirée par un climat plus doux, moins de foule et des prix souvent plus attractifs.

On souscrit une assurance au moment de la réservation

Comme les années précédentes, un peu plus de la moitié des voyageurs opte pour une assurance voyage annuelle; pour les réservations via des tour-opérateurs ou des agences de voyages, cette proportion atteint 68%.

Le moment de l’achat est étroitement lié à la réservation: 40% souscrivent l’assurance au moment même de la réservation. Le sens élevé de la responsabilité individuelle des Suisses est remarquable: 22% renoncent à une assurance voyage parce qu’ils croient en la responsabilité personnelle – soit près du double de la moyenne européenne. La raison la plus fréquemment invoquée contre une assurance voyage est le coût élevé ou la faible probabilité d’utilisation. (TI)

Résumé ici.

(ndlr: le matériel infographique d’Allianz n’étant disponible qu’en allemand, nous renonçons à le publier en Suisse romande).