L’Europe règle les dédommagements et certains frais des airlines

L’UE s’est à nouveau penchée sur les droits des passagers que les airlines bafouent parfois.
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Désormais, les compagnies aériennes ne pourront plus imposer dans l’Union européenne (UE) de frais aux parents qui veulent voyager à côté de leurs enfants, selon une réforme des droits des passagers qui a fait l’objet d’un accord politique vendredi, après des négociations particulièrement longues et ardues, rappelle L’Echo touristique.

Parmi les autres changements à venir pour les consommateurs, les compagnies n’auront plus le droit de facturer les clients qui ont commis une faute de frappe sur leur nom au moment de la réservation. Faire rectifier de telles erreurs de nom pouvait coûter très cher chez certaines compagnies, jusqu’à 160 euros dans le cas de Ryanair. Plusieurs dispositions controversées envisagées dans le cadre de cette réforme ont en revanche été abandonnées.

Indemnisations en cas de retard

Les États membres voulaient aussi réduire les indemnisations à verser aux passagers en cas de retards ou d’annulations de vols. Mais ils y ont renoncé après des mois de ping-pong avec le Parlement européen. Adopté il y a une vingtaine d’années, le barème prévoit un dédommagement compris entre 250 et 600 euros (en fonction du trajet), dès lors qu’un vol est retardé de plus de trois heures.

Les compagnies aériennes dénoncent depuis des années cette charge financière, évaluée à 8,1 milliards d’euros par an par la Commission européenne. Elles affirment même être poussées à annuler des vols plutôt qu’à les retarder, par crainte de décaler les vols suivants et de payer des indemnités en cascade. Le barème reste donc le suivant:

  • 250 euros pour les trajets jusqu’à 1500 km.
  • 400 euros pour les trajets compris entre 1500 et 3500 km.
  • 600 euros pour tous les trajets plus longs.

Les compagnies aériennes peuvent réduire l’indemnisation de 50% sur les trajets les plus longs si un transport de remplacement est proposé aux passagers après une interruption du voyage ou si le retard à destination ne dépasse pas quatre heures.

Les compagnies aériennes peuvent être exemptées de l’obligation d’indemnisation si le retard ou l’annulation est dû à des événements indépendants de leur volonté. Les nouvelles dispositions contiennent une liste non exhaustive de ces circonstances extraordinaires, parmi lesquelles figurent les catastrophes naturelles, les guerres, les conditions météorologiques, les émeutes de passagers ou les grèves dans les aéroports, les services de contrôle aérien ou les entreprises d’assistance en escale.

Dans tous les cas, les compagnies aériennes doivent prendre en charge les passagers bloqués en leur fournissant des rafraîchissements après deux heures d’attente, un repas après trois heures et, en cas de retard prolongé, un hébergement à l’hôtel pour une durée maximale de trois nuits si nécessaire.

Un remboursement plus rapide et plus simple

Les compagnies aériennes doivent fournir aux passagers victimes de retards ou d’annulations, par voie électronique, des instructions claires sur la manière de déposer une demande d’indemnisation dans les quatre jours suivant la fin de leur voyage. Les députés ont veillé à ce que les passagers n’aient pas à créer de compte utilisateur ni à utiliser une application spécifique pour ce faire.

Les passagers disposent de neuf mois pour introduire une demande d’indemnisation. Les compagnies aériennes, quant à elles, ont 30 jours pour verser l’indemnisation ou invoquer des circonstances extraordinaires, expliquer pourquoi aucune indemnisation n’est accordée et indiquer les autres voies de recours possibles.

Frais maintenus pour les bagages

En revanche, les parlementaires souhaitaient que les airlines incluent dans le prix du billet un bagage de cabine jusqu’à 7 kilos et un petit sac. Une proposition rejetée. (TI)