
L’IATA a invité les différentes instances de régulation à la concertation et à une communication transparente, indique L’Echo touristique: il s’agit d’anticiper un éventuel besoin de rationner le carburant d’aviation, afin d’éviter une potentielle pénurie suite à la fermeture du détroit d’Ormuz, d’où provient 80% du carburant utilisé en Europe.
«Nous avons également estimé que, d’ici la fin du mois de mai, nous pourrions commencer à observer des annulations en Europe en raison d’un manque de carburant. C’est d’ailleurs déjà le cas dans certaines régions d’Asie. En plus de faire tout ce qui est possible pour sécuriser des voies d’approvisionnement alternatives, il est important que les autorités mettent en place des plans bien communiqués et bien coordonnés au cas où un rationnement s’avérerait nécessaire, y compris pour l’assouplissement des règles sur les créneaux horaires», indique Willie Walsh, directeur général de l’IATA.
Six semaines de réserve de kérosène!
A cause du blocage du détroit d’Ormuz, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient d’émettre un avertissement sévère, poursuit le portail B2B: l’Europe pourrait ne disposer que de six semaines de réserves de kérosène, laissant présager des pénuries dès la fin du mois de mai. Bien que la Commission européenne s’efforce pour l’instant de minimiser ces risques, l’industrie aéronautique s’en inquiète. (TI)








