Moyen-Orient: des surcoûts en millions selon la FSV

La crise sévissant au Moyen-Orient démontre la valeur ajoutée de la branche du voyage et la sécurité offerte à la clientèle.
©Flughafen Zürich

Selon la Fédération suisse du voyage (FSV), la crise actuelle au Moyen-Orient a démontré de manière frappante l’importance des voyages à forfait et du conseil professionnel en voyages.

Les voyages à forfait sont aujourd’hui flexibles et peuvent être combinés de manière individuelle. En période d’incertitude, ils offrent aux voyageurs un niveau élevé de sécurité, d’accompagnement et de prévisibilité financière. Toute personne qui réserve auprès d’une agence de voyages ou d’un voyagiste suisse bénéficie non seulement des prestations de voyage elles-mêmes, mais également de conseils professionnels, d’un accompagnement et d’une protection juridique auprès d’un seul et même interlocuteur.

En effet, dès lors qu’au moins deux prestations de voyage sont combinées, la Loi fédérale sur les voyages à forfait s’applique. Le voyagiste assume ainsi la responsabilité de la bonne exécution de l’ensemble du voyage.

L’importance de cette protection s’est illustrée de manière exemplaire dans le contexte de la crise actuelle au Moyen-Orient. Dès le début du mois de mars, les membres de la Fédération suisse du voyage ont organisé des opérations de rapatriement, assuré une assistance 24 heures sur 24, recherché des solutions de remplacement, effectué des changements de réservation et soutenu leurs clientes et clients sur place ainsi que lors de leur retour.

Les principaux chiffres en bref (du 1er mars au 15 mai 2026):
  • Plus de 3400 modifications de réservations
  • Plus de 2,3 millions de francs de coûts supplémentaires pris en charge
  • Plus de 20’000 contacts avec la clientèle
  • Opérations de rapatriement pour plus de 1600 clientes et clients

La grande majorité des quelque 1600 voyageurs bloqués a pu être rapatriée en l’espace de quelques jours, aussi bien depuis les zones directement touchées par la crise que depuis l’Asie et l’Océanie. Et ce, malgré l’absence temporaire de liaisons aériennes régulières en raison de la fermeture de l’espace aérien au-dessus du Moyen-Orient. Ces rapatriements ont notamment été rendus possibles grâce à des vols spécialement organisés par les voyagistes.

Les conséquences économiques pour les agences de voyages et les voyagistes ont été considérables. Bien qu’aucune obligation légale n’existait de modifier gratuitement les voyages en raison de la situation actuelle, de nombreux voyagistes ont fait preuve de souplesse et proposé des solutions favorables à leurs clients.

En revanche, les personnes ayant combiné elles-mêmes différentes prestations de voyage réservées sur diverses plates-formes ont dû assumer elles-mêmes les risques ainsi que l’ensemble des coûts supplémentaires. Pour les voyages plus complexes ou les circuits, cela a rapidement engendré des difficultés tant organisationnelles que financières.

«Les événements des derniers mois montrent clairement à quel point les conseils professionnels en matière de voyages et les formes de voyage sécurisées sont importants dans un contexte international de plus en plus incertain», conclut la FSV. (TI)