
Les voyageurs peuvent être rassurés. Il y aura suffisamment de kérosène pour les vacances de cet été indique Business Traveller.
«Air France, KLM et Transavia transporteront tous leurs clients cet été. Nous suivons en permanence la disponibilité de carburant dans les escales que nous desservons et comme relevé par les gouvernements français et néerlandais ces dernières semaines, les signaux sont au vert pour le pic estival de juillet et août. Pendant cette période, nos compagnies assureront près de 2200 vols par jour vers plus de 320 destinations à travers le monde. Nos équipes sont pleinement mobilisées pour accueillir nos clients, qui ont déjà massivement voyagé en mai à l’occasion des différents ponts en France et aux Pays-Bas», a déclaré Benjamin Smith directeur général d’Air France-KLM.
Une semaine avant, Lufthansa Group et Swiss avaient également rassuré ses clients: «Dans les six plates-formes européennes du groupe, Francfort, Munich, Zurich, Vienne, Bruxelles et Rome ainsi qu’à l’étranger, nos fournisseurs n’ont donné aucun signe laissant présager un risque d’approvisionnement en carburant pour cet été». Les compagnies européennes ont diversifié leurs sources d’approvisionnement notamment en Afrique, en Amérique latine et en Amérique du Nord pour réduire l’impact mais ont aussi réduit le nombre de vols pour Lufthansa.
Des stocks au plus bas
Et même si les compagnies aériennes ont réussi à s’approvisionner les stocks restent eu plus bas. Le principal hub Amsterdam-Rotterdam-Anvers (ARA), un indice pour l’Europe du Nord-Ouest, a vu ses stocks totaux chuter à des niveaux jamais vus en 12 ans à la mi-avril (~4,7–4,9 millions de tonnes), avec le carburant d’avion à son plus bas niveau en 6 ans (~600’000 tonnes). Le fioul a également atteint un niveau jamais vu en 9 ans. Pour le kérosène, les réserves pourraient être inférieures à 23 jours en juin, soit un niveau critique poursuit le portail B2B.
Des prix du kérosène et de l’énergie élevés en Europe
Il reste globalement un gros souci pour les compagnies et les entreprises européennes. Selon la Banque européenne pour la reconstruction, l’Europe paie l’énergie bien plus cher que ses concurrents.
Logique alors que l’UE n’a cessé de prôner les énergies vertes comme l’éolien ou le solaires qui n’ont pas fait leur preuve de leur intérêt économique dans les faits. En s’opposant à la Russie, l’UE s’est par ailleurs coupée d’une des principales sources d’énergie dans le compte sans en tirer aucun avantage, sauf une guerre qui ravage le continent et bénéficie à quelques milliardaires.
Selon Beeta Javorcik, les prix du gaz naturel était en mai 2020 similaires en Europe à ceux aux USA. Ils sont aujourd’hui 5 à 6 fois plus élevés note Le Figaro. L’économie n’étant que de l’énergie transformée toute la production industrielle européenne perd en compétitivité alors que l’Europe était déjà à la traine en termes de croissance vis- à-vis des USA ou de la Chine.
Dans l’aérien, d’aucuns avaient prédit un problème de stocks avant l’été qui ne se produira pas apparemment selon Air France-KLM ou Lufthansa Group. Mais les problèmes européens pèsent sur le secteur.
L’Europe produit très peu de pétrole a réduit ces dernières années ses capacités de raffinage a déclaré Thierry Bris professeurs à Sciences Po. Là encore une politique soit disant verte visant à déporter les productions à l’étranger cause aujourd’hui des problèmes aigus, cite Business Traveller.
Même s’il n’y a pas de pénurie cela ne signifie pas que l’impact ne sera pas dramatique au niveau de l’aérien d’autant que le stocks sont très bas. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du kérosène ont plus que doublé et la hausse a été plus forte pour le kérosène européen que pour le kérosène américain. Un retour aux tarifs d’avant la guerre en Iran pourrait prendre des mois même après la réouverture du détroit d’Ormuz avec des tarifs plus soutenables au 4e trimestre si le conflit se résout rapidement. (TI)








