
Air Baltic est dans une mauvaise posture financière, indique le portail Business Traveller. Il y a quelques années la compagnie avait émis des obligations pour 380 millions d’euros. Et Fitch Rating a récemment dégradé la note de l’entreprise à CCC- ce qui correspond à des obligations pourries. Les médias baltes relatent que la compagnie serait incapable de rembourser les obligations et les intérêts restants.
Selon le portail B2B, le gouvernement pourrait devoir aider à nouveau la compagnie ce qui occasionnerait des charges estimées à 500 millions d’euros. Le CEO de l’entreprise, Pauls Calitis, devrait démissionner fin avril alors que la situation financière est très difficile. Le conflit en Iran, la hausse des cours du kérosène et la suspension de routes ont eu un fort impact sur les coûts de l’entreprise.
La compagnie, dont Lufthansa Group a repris 10% du capital-actions en 2025, a perdu constamment de l’argent ces dernières années et a été aidée à de multiples reprises par le gouvernement, ce qui est peu conforme aux règles européennes. A moins de nouvelles aides d’ici mai la compagnie risque de faire faillite d’autant qu’elle a seulement couvert 10M de sa consommation de kérosène.
La compagnie opère une flotte de 55 Airbus 220. De nombreux avions volent pour des compagnies partenaires de Lufthansa Group sous forme de contrats de wet-lease. C’est le cas pour Swiss, par exemple.
Actuellement le gouvernement letton détient 88,37% du capital d’Air Baltic. Une entrée en bourse devait avoir lieu en 2025 mais elle a été reportée du fait de la situation. (TI)








