
Alors que les restrictions régionales de l’espace aérien ont continué d’affecter le trafic au cours du premier semestre 2026, le nombre de passagers a augmenté tout au long du deuxième trimestre: 3,5 millions en avril, 4,5 millions en mai et 5 millions en juin. Au cours du deuxième trimestre, l’aéroport de Dubaï a accueilli 13 millions de passagers.
Le trafic passagers du premier semestre 2026 s’élève ainsi à 31,5 millions de passagers, soit un tiers de moins qu’à la même période l’année dernière. Le nombre de mouvements d’avions a également diminué pour s’établir à 150’600 au premier semestre, soit environ un tiers de moins qu’au cours de la même période l’année dernière.
Embellie prévue au deuxième semestre
Dubai Airports prévoit une dynamique plus forte au second semestre, soutenue par la reprise continue des réseaux et des fréquences des compagnies aériennes, l’augmentation du trafic de transit international et l’assouplissement des recommandations aux voyageurs sur les principaux marchés émetteurs.
Par ailleurs, le programme hivernal et le calendrier complet des événements mondiaux liés aux affaires, aux loisirs et au sport à Dubaï devraient faire grimper ces chiffres.
Perte nette de 4,3 milliards selon l’IATA
Les tensions géopolitiques qui perdurent au Moyen-Orient depuis fin février, notamment les affrontements militaires entre Israël, les USA et l’Iran, ont plongé l’industrie aéronautique de la région dans une grave crise.
Le bénéfice net de 7,2 milliards de dollars réalisé par les compagnies aériennes du Moyen-Orient en 2025 se transformera en une perte nette de 4,3 milliards de dollars US en 2026, selon les prévisions de l’IATA.
Pendant de longs mois, jusqu’à mi-juin environ, les gouvernements européens ont déconseillé tout voyage non urgent aux Émirats arabes unis. Cette mise en garde concernait également les correspondances via Dubaï, Abu Dhabi et Doha.
De la fragilité du système de hub
La fermeture partielle des espaces aériens, les avertissements aux voyageurs et l’incertitude générale qui règne sur les marchés du voyage constituent le véritable problème du sytème «hub-and-spoke» d’Emirates, d’Etihad Airways et de Qatar Airways.
Ce système ne fonctionne que s’il est d’une efficacité et d’une sécurité maximales. La demande de transport de passagers au Moyen-Orient a chuté de près de 14% en juin, tandis que le trafic direct entre l’Europe et l’Asie a augmenté de 11%. (TI)








