IATA confirme la forte demande de juillet

Les transporteurs européens ont vu le trafic de juillet augmenter de 115,6% par rapport à juillet 2021.
© 2016 Cédric Diserens

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses données sur les passagers pour juillet 2022. Celles-ci montrent que la reprise du transport aérien continue d’être forte. L’association est revenue à des comparaisons de trafic en glissement annuel, au lieu de comparaisons avec la période 2019, sauf indication contraire. En raison de la faible base de trafic en 2021, certains marchés affichent des taux de croissance très élevés en glissement annuel, même si la taille de ces marchés est encore nettement inférieure à ce qu’elle était en 2019.

Le trafic total en juillet 2022 (mesuré en passagers kilomètres payants ou RPK) a augmenté de 58,8% par rapport à juillet 2021. À l’échelle mondiale, le trafic se situe désormais à 74,6% des niveaux d’avant la crise. Le trafic intérieur de juillet 2022 a augmenté de 4,1% par rapport à l’année précédente et est désormais le moteur de la reprise. Le trafic intérieur total de juillet 2022 a atteint 86,9% du niveau de juillet 2019. La Chine a connu une forte amélioration d’un mois sur l’autre par rapport à juin.

Le trafic international a augmenté de 1506 % par rapport à juillet 2021. Les RPK internationaux de juillet 2022 ont atteint 67,9% des niveaux de juillet 2019. Tous les marchés ont enregistré une forte croissance, avec en tête l’Asie-Pacifique.

«Les performances de juillet sont restées fortes, certains marchés se rapprochant des niveaux d’avant Covid», a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA. «Et ce, même avec des contraintes de capacité dans certaines parties du monde qui n’étaient pas préparées à la vitesse à laquelle les gens sont revenus voyager. Il reste encore du chemin à parcourir, mais c’est un excellent signe à l’approche des trimestres d’automne et d’hiver, traditionnellement plus lents dans l’hémisphère nord.»

Au niveau des marchés internationaux

Les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique ont enregistré une hausse de 528,8% du trafic en juillet par rapport à juillet 2021, soit le plus fort taux d’une année sur l’autre parmi les régions. La capacité a augmenté de 159,9% et le coefficient d’occupation a progressé de 47,1 points de pourcentage pour atteindre 80,2%.

Les transporteurs européens ont vu le trafic de juillet augmenter de 115,6% par rapport à juillet 2021. La capacité a augmenté de 64,3% et le coefficient d’occupation a grimpé de 20,6 points de pourcentage pour atteindre 86,7%, soit le deuxième taux le plus élevé parmi les régions.

Le trafic des compagnies aériennes du Moyen-Orient a augmenté de 193,1% en juillet par rapport à juillet 2021. La capacité en juillet a augmenté de 84,1% par rapport à l’année précédente, et le coefficient d’occupation a grimpé de 30,5 points de pourcentage pour atteindre 82,0%.

Les transporteurs nord-américains ont connu une hausse de trafic de 129,2% en juillet par rapport à la période de 2021. La capacité a augmenté de 79,9 %, et le coefficient d’occupation a grimpé de 19,4 points de pourcentage pour atteindre 90,3 %, ce qui représente la plus forte hausse parmi les régions pour un deuxième mois.

Le trafic des compagnies aériennes d’Amérique latine a augmenté de 119,4% en juillet par rapport au même mois en 2021. La capacité de juillet a augmenté de 92,3 % et le coefficient d’occupation a augmenté de 10,5 points de pourcentage pour atteindre 85,2 %.

Les compagnies aériennes africaines ont connu une hausse de 84,8% des RPK en juillet par rapport à l’année précédente. La capacité en juillet 2022 a augmenté de 46,7 % et le coefficient d’occupation a grimpé de 15,5 points de pourcentage pour atteindre 75,0 %, soit le plus bas niveau parmi les régions.

Au niveau des marchés intérieurs

Le trafic intérieur brésilien a augmenté de 24,2% en juillet et a maintenant atteint les niveaux pré-pandémiques. Les RPK intérieurs de l’Inde ont augmenté de 97,8% en juillet et dépassent désormais 81% des niveaux de 2019.

En conclusion, Willie Walsh souligne: «L’aviation continue de se redresser, les gens profitant de leur liberté de voyager retrouvée. La pandémie a montré que l’aviation n’est pas un luxe mais une nécessité dans notre monde globalisé et interconnecté. L’aviation s’est engagée à continuer de répondre à la demande des personnes et du commerce et à le faire de manière durable. Nous nous sommes fixés pour objectif de parvenir à des émissions nettes de CO2 nulles d’ici à 2050, ce qui est conforme aux objectifs de l’accord de Paris. Les gouvernements auront l’occasion de soutenir notre engagement en convenant d’un objectif ambitieux à long terme (LTAG) de zéro émission nette de CO2 pour l’aviation d’ici 2050 lors de la 41e assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Avec des gouvernements soutenant le même objectif et le même calendrier, nous et nos partenaires de la chaîne de valeur pouvons avancer en toute confiance vers un avenir sans émissions de carbone.»

(TI)