Une escapade milanaise – en marge des prochains JO

La capitale lombarde sort le grand jeu. À l’effervescence des soldes va succéder celle des Jeux olympiques d’hiver, du 6 au 22 février. 
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Pour le meilleur ou pour le pire – selon le magazine Travel + Leisure – Milan et les Dolomites seront cette année deux des destinations les plus prisées des touristes. Pour illustrer la vitalité milanaise, on fait référence à la métamorphose de vastes quartiers, à l’édification de tours dépassant 200 mètres, et dont le skyline – rivalisant avec La Défense parisienne ou la City londonienne – relègue l’emblématique gratte-ciel Pirelli au rang de donjon médiéval.

Les Suisses ne sont pas les derniers à viser cette mégapole, surtout pour de brèves escapades. Cet engouement n’a pas échappé à Railtour, qui égrène tout un chapelet de formules forfaitaires.

Week-end prolongé

Pour trois jours, la suggestion la plus attractive propose une découverte à pied qui inclut les incontournables comme le Duomo, la Galleria Vittorio Emanuele II, la Piazza della Scala, le château des Sforza ou le beau parc Sempione. En soirée: exploration du quartier des Navigli avec ses nombreux bars et restaurants le long des canaux.

Le deuxième jour, on peut opter pour une visite guidée à thème, comme le renouveau urbain autour de Porta Nuova. On peut aussi se mettre en quête de street Art.

Extravagant, provocateur, onirique

A ce propos, Milan réserve des surprises, comme via Balzaretti (entre Porta Venezia et gare centrale) qui affiche ses peintures murales permanentes. C’est le fief des compères Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari, fondateurs du magazine Toiletpaper, connu pour détourner les codes de la publicité avec un humour déjanté. La décoration de cette venelle a commencé dès 2019 avec l’habillage de la façade «Lipstick», qui met en scène des bâtons de rouge à lèvres en mains masculines. Du pop art provocateur, onirique, et résolument «Instagrammable».

Le troisième jour, Railtour suggère de se mettre en selle pour vivre une autre expérience, toujours très appréciée des groupes. Un guide leur facilite l’usage des pistes cyclables vers d’autres sites insoupçonnés.

La dernière coqueluche 

Tout juste inauguré, Rocco Forte fait sensation dans le fameux quadrilatère du luxe: via Montenapoleone, via Manzoni, via della Spiga et via Sant’Andrea, la rutilante vitrine des Bulgari, Armani, Ferragamo, Prada, Dolce & Gabbana et autres griffes du luxe transalpin. Le samedi après-midi, on s’y écarte pour laisser passer les Alpha et Ferrari.

Avec 71 suites et chambres, ses deux restaurants, son bar et son spa paisible, le palace s’inscrit dans la structure d’une ancienne adresse hôtelière, totalement remodelée par les architectes Philip Vergeylen et Paolo Moschino. Une l’importante rénovation de 60 millions d’euros qui allie tradition et design contemporain, palettes audacieuses et détails Art déco.

Bernard Pichon